Prospectives

Notre pensée modèle notre devenir

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  • #770

    Au fur et à mesure que nous débroussaillons des propositions dans les différents domaines, nous nous rendons compte que les façons de voir l’économie (au sens des conditions de réalisation de nous volontés) comptent énormément et déterminent les possibilités de changer le cours des choses. Les faits sont têtus (par exemple la combustion du pétrole fournit une densité d’énergie incomparable, mais largue aussi une quantité incontournable de GES), mais l’économie, comme la physique, n’est pas un fait. Elle est plutôt une façon d’appréhender et organiser les relations qui fonctionne dans certaines limites. Lorsque le champ de fonctionnement est dépassé, on change de paradigme.

    Notre monde crève littéralement d’une généralisation abusive du concept de coût de revient et de rentabilité à des domaines dont la fonction n’est pas d’apporter un service immédiat, concurrentiel, marchand, mais de tenir, structurer et sécuriser la société et le contexte dans lequel elle s’épanouit. Ces fonctions recouvrent des domaines de plus en plus importants dès lors que le nécessaire vital individuel est assuré: il s’agit de la santé, de l’instruction et de la culture, des solidarités, du maintien en état des milieux. Nous devons sortir ces fonctions majeures des griffes néolibérales, et y modifier la place comptable de la ressource humaine.

    Nous savons maintenant que la création de monnaie passe essentiellement par l’emprunt, y compris s’il s’agit d’emprunts inutiles alimentant des spéculations. Ne serait-il pas judicieux de créer de la monnaie par emprunt public permettant de verser des salaires à tous ceux qui contribuent à ces fonctions « sanitaires », si besoin en restreignant les créations de monnaie spéculatives? Cette monnaie circulera vraiment dans l’économie car elle sera immédiatement utilisée pour les besoins réels des personnes, et elle permettra de réduire énormément les charges sociales gagées actuellement sur le travail (une forme de généralisation du principe des territoires Zéro Chômeur de Longue Durée). Gardons en tête ce principe économique mal connu: la ressource humaine ne s’use que si on ne s’en sert pas, et donc, macroéconomiquement parlant, la ressource humaine disponible est potentiellement gratuite et peut rapporter gros si on sait la mettre en oeuvre par l’organisation adéquate des flux monétaires.

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