Économie

Observez le Shift Project

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  • #614

    François PILLARD
    Organisateur(trice)

    Ce mardi matin 9 juin, j’ai fait partie du millier de personnes qui ont participé au webinaire du Shift Project : chantier de transformation de l’économie française. Bien sûr, tout n’était pas nouveau, je m’étais déjà un peu documenté. Il s’agit de définir les moyens de décarboner notre économie, tout en améliorant sa résilience aux chocs climatique, sanitaire, alimentaire, financier et autres. La démarche se veut centrée sur l’individu et ses besoins, concrète, systémique, et non déterminée par les notions de croissance et de PIB. Lancée au mois de mai, elle ambitionne d’amener des solutions en débat à partir de juillet, avec très probablement un étalement ensuite des propositions par secteur d’activité économique.

    Le premier secteur, pris dès maintenant comme prototype, est l’aéronautique. Il en ressort que la participation de ce secteur à la production de GES dépasse largement sa consommation de kérosène du fait des effets physico-chimiques sur la haute atmosphère, et que les progrès réalisés jusqu’ici ne seront guère dépassables à court terme, et ont été plus que mangés par l’effet rebond (démocratisation). Des solutions techniques sont proposées telles que l’assistance de moyens de traction adaptés pour les déplacements au sol, ou la généralisation de la propulsion à hélice à moins haute altitude, et l’interdiction du transport superflu de fuel lié aux différences de coût selon les endroits. Evidemment cela ne suffit pas, il faut donc proposer aussi des mesures organisationnelles et comportementales, provoquant la réduction du trafic notamment dans les déplacements d’affaire et sur les trajets qui concurrencent le train.

    Je retiens de cette matinée que l’argent n’est pas un facteur limitant, car la création monétaire ne pose pas vraiment problème. Le facteur limitant racine est le temps, qui est nécessaire pour les investissements nouveaux, pour la formation, pour l’évolution des habitudes…. Il convient donc de mettre en place de nouvelles mesures le plus rapidement possible, car chaque année qui passe sans infléchir les tendances obligera à des efforts de plus en plus important pour éviter les catastrophes qui se préparent.

    Ce projet ne veut pas porter d’idéologie politique, il s’appuie sur les faits, qui sont têtus, et cherche l’ensemble des leviers que l’on peut actionner, d’abord technologiques, puis humains. Du fait de sa concomitance avec notre démarche, il ne manquera pas de nous intéresser dans les mois suivants, et je vous invite à suivre avec attention ses publications.

    • Cette discussion a été modifiée Il y a 4 mois, 3 semaines par  François PILLARD.
  • #616

    Béatrice Hovnanian
    Organisateur(trice)

    Ne parles-tu pas du Shift project?

    Il y a un travail très intéressant sur la sobriété. Néanmoins, c’est un groupe qui reste très pro-nucléaire avec des mensonges, et de la désinformation quant aux énergies renouvelables. Ils ont beaucoup de moyens. Il faut faire attention.

    Il y a très clairement des choses à prendre, mais aussi des choses à laisser et comme une partie est basée sur de la désinformation, il faut de fait (à mon très humble avis) croiser les informations.

  • #670

    « Ce projet ne veut pas porter d’idéologie politique, il s’appuie sur les faits, qui sont têtus, et cherche l’ensemble des leviers que l’on peut actionner, d’abord technologiques, puis humains. »

    En général il faut être très prudent face aux projets politiques qui disent ne pas porter d’idéologie politique, s’appuyer uniquement sur les faits…

    Derrière le Shift Project il y a Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, qui est très compétent, n’a pas souvent tord, mais pense avoir toujours raison.

    Et qui est très pro-nucléaire, car, « sans idéologie », c’est un fait établi (par lui et par ceux qui pensent comme lui), que le nucléaire est la seule solution pour lutter contre le changement climatique.

    Et toutes celles et ceux qui ne pensent pas comme lui sont des cons, des idiots, et/ou des malfaisants. Je caricature à peine, il peut être vraiment très agressif vis à vis de celles ou ceux qui expriment des doutes sur son argumentation. C’est doublement dommage, car d’une part une partie de son argumentation est tout à fait fondée (il a pleinement conscience des risques liés au changement climatique) – une partie seulement – et il dispose d’une influence non négligeable.

    En résumé, il est très sectaire, et reproche aux écologistes (qui ne sont pas d’accord avec lui) d’être sectaires, mais il y a néanmoins des choses très intéressantes dans les analyses du Shift Project.

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