Économie

Foncier et pauvreté

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  • #610

    François PILLARD
    Organisateur(trice)

    Les prix du foncier urbain et suburbain ne cessent de s’envoler par un effet simple de rareté face à une demande croissante. Et leur valeur s’accroît aussi dès que la collectivité octroie de nouveaux droits à construire. Ce n’est pas juste. D’une part parce que l’impossibilité de produire de nouvelles surfaces confère au foncier la caractère d’un bien commun dont la valeur ne devrait pas pouvoir être confisquée par des intérêts particuliers. D’autre part parce que la valeur de constructibilité, qui est conférée par la collectivité, devrait lui revenir. Cette augmentation de valeur qui ne repose sur aucune augmentation réelle des quantités produit une hausse continue des patrimoines qui repose en fait sur du vent.

    Par ailleurs plus le foncier est cher, plus les loyers montent, c’est bien normal. Cela a ainsi toutes les caractéristiques d’une pompe économique qui siphonne les revenus des locataires pour enrichir les propriétaires qui profitent de la hausse du foncier sans avoir rien fait.

    Il y a ici un enjeu de société important, d’autant que toute réforme pourrait être taxée de spoliation grave et deviendrait ainsi impossible à actionner.

    Je crois que dans un premier temps, on pourrait taxer presque à 100% les plus-values, mais ce n’est sans doute pas suffisant pour changer de paradigme. Avez vous des idées pour dépasser cette difficulté?

  • #617

    Béatrice Hovnanian
    Organisateur(trice)

    A mon avis, poste ta question dans ‘prospectives’ et assure-toi qu’André Tessier du Cros la lise….

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