Biodiversité

Biodiversité et santé

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  • #585

    Les connaissances qui évoluent tous les jours semblent indiquer que la santé des hommes, loin de relever d’une vision mécaniste dans laquelle chaque trouble mériterait son médicament, serait liée à celle des microbiotes personnels de chacun, et peut être aussi à la santé globale de la biosphère (ce qui est en haut est comme ce qui est en bas). Tout le système de santé, et l’organisation sociale qui en résulte, pourrait en être révolutionné, impliquant l’alimentation, les pollutions chimiques ambiantes, les diagnostics, l’individualisation des soins, le rapport général de l’homme au vivant….Cette révolution mérite une attention politique soutenue du fait de ses enjeux économiques, humains, et des possibilités de l’accompagner (ou non) par la recherche et l’éducation, et par des mesures protectrices ou aggressives dans l’industrie,, l’agriculture, l’habitat.

  • #597

    Yves Quéromain
    Organisateur(trice)

    Le temps de survie sans les microbiotes est de 10mn

    Il serait intéressant de lister les mesures dans le Wiki biodiversité

  • #731

    Magalie
    Membre

    Je rejoins François sur la nécessité de mettre l’accent sur la prévention et donc l’éducation: en offrant par exemple un suivi systématique par la medecine scolaire, lors du nouveau service militaire puis ensuite la medecine du travail des aspects alimentation, sécurité alimentaire (aussi activité physique pas lié à la biodiversité). Qques propositions à discuter/murir/completer avant intégration sur le wiki…

    I. A l’école: Chaque classe devrait avoir en debut d’année des conférences sur la prévention santé/environnement: le microbiote bien sur est un excellent sujet, l’influence des pesticides sur celui-ci etc… cela pourrait être coordonné facilement avec des visio-conférences de chercheurs du domaine, d’hygiénistes, je pense notamment à un collègue français: Robin Mesnage, actuellement en poste à Londres et spécialisé sur le sujet et qui a beaucoup étudié l’influence des pesticides sur celui-ci. Je pourrais le solliciter pour une conférence du vendredi soir si vous voulez?

    -une « réforme » des programmes scolaires pour y intégrer plus d’exposition à l’écologie:

    – fournir au jeune scolarisé de CE1: un passeport de la transition écologique: qui formalise et acte les étapes d’une éducation essentielle à avoir acquise -> fin de lycée.

    instaurer le mois de la transition en mai en le faisant coïncider avec le regain de la nature, associé à des activités pratiques de jardinage, de transformation de l’école pour l’adapter au réchauffement climatique, des campagnes de sensibilisation dechets/tri/civisme/ramassage etc… avec des « devoirs » pratique qui obligerait l’ensemble de la famille: circuit biodiversité à faire et compte-rendu en devoir…

    un stage de fin d’étude obligatoire de « transition écologique » dans des fermes maraichères éducatives comme la ferme Saint-Marthe, des entreprises des ENR, RSE reconnue d’utilité publique et spécifiques sur le sujet…

    – le lancement de chantiers de la transition locaux, adossés à des conférences citoyennes préalables qui recenseraient les initiatives locales et les besoins, offriraient des terrains de stage, des tremplin à un 1er emploi, des « vacances citoyenne » en mode woofers?

    Recherche et enseignement agricole doivent être en lien avec la transition. Il faut redonner les moyens à l’INRA et adapter les programme: cf intervention de Bernard Pujol…

    II. Au niveau du droit environnemental, un renforcement significatif pourrait etre proposerait je pense que sur ce volet, les expertises du cabinet Lepage et sa crédibilité pourrait faire la différence. Corinne le soulignait elle-même lors de son interview sur Monde du Droit: faisons le! Cela pourrait constituer un socle fort de proposition qui me semble susceptible de faire la difference lors de l’université d’été de Septembre. Bien entendu: étalement urbain et moratoire sur artificialisation des terres, réglementer la spéculation sur les terres agricole, taille des exploitation, etc…-> Fiscalité : taxation ultra-forte des plus-values lors du passage des terres agricoles et naturelles à constructible. Action de l’Etat (préfet) pour empêcher le dumping environnemental des territoires limitrophes. Developper les aides à une agriculture vertueuse et moins rentable. Conditionnalité les aides sur l’agriculture intensive. Protéger les semences anciennes et développer une filière française de production de graine locale, race locale etc…

    III. A chaque prise en charge hospitalière: bilanter systématiquement l’hygiène de vie du patient, visite obligatoire avec un hygiéniste et un nutritionniste car l’alimentation est au coeur de la transition (le fameux « manger c’est voter’: 100% des gens sont des mangeurs, bcp de maladies chroniques en découlent -> focus particulier sur ce sujet sera très efficace sur le plan sociétal. (obliger à la rédaction des directives anticipées par la même occasion, et dès la majorité et éduquer à leur importance, dédramatiser par le caractère révocable à tout moment).

    IV. Des campagnes de sensibilisation: dans chaque salle d’attente de médecins, hall d’écoles, de gare et de bâtiments publics: rappeler les grand principes de nutrition avec une part réduite de consommation de viande, intégrer les connaissances en nutrition au coeur de la vie des gens.

    V. une labellisation française des entreprises eco-responsables sur le plan environnemental: evaluation CESE et citoyenne pour éviter conflit intérêt. Ce label serait obligatoire pour recevoir des aides publiques.

    VI. Créer filière française sur la fabrication des ENR, éoliennes et batterie respectueuse de l’environnement.

  • #769

    Magalie dresse un tableau encourageant et riche des possibilités qui s’ouvrent, et je l’en remercie vivement. S’il peut exister quelques mesures fortement structurantes pour l’avenir, il ne faut pas négliger la foule de mesures en apparence petites, mais dont la mise en synergie créera un « biotope » favorable.

    Pour compléter un peu le tableau, je voudrais insister sur le principe de prévention qui est bien sous-jacent à ces propositions, et qui a été systématiquement dégradé par des dizaines d’années de recherche d’économies dans le domaine de la santé, politique de gribouille s’il en est. Une prise en compte holistique semble de plus en plus nécessaire, et cela demande sans doute que l’on redonne un sens plus global, moins mécaniste, à l’acte médical, en revalorisant le rôle du médecin conseil et référent de la personne globale. Nous rejoignons ici bien sûr le domaine de l’économie: comme dans d’autres domaines marqués par l’idéologie libérale du XIXè siècle, nous considérons les personnels de santé comme des charges, alors qu’ils sont des ressources. Notre défi est bien de renverser ce paradigme.

    L’Etat maîtrise un certain nombre de clés dans le domaine de la Recherche, comme le CNRS ou les aides financières aux entreprises. Il peut donc insister sur le besoin que nous avons de mieux connaître le fonctionnement du vivant, pour que la santé des individus en général, et des groupes d’individus, humains ou non, et dans leur biotope global, soit mieux comprise.

    L’école est bien le lieu de tous les apprentissages, alors oui, redéveloppons un véritable service de santé scolaire, car, sachant que pour nombre de maladies les facteurs personnels sont majeurs, il est nécessaire que chacun dispose des connaissances et outils d’exercice de sa responsabilité sur lui-même.

    Un suivi de santé tout au long de la vie serait une belle chose à redévelopper. Le cadre du travail est commode pour ce faire, mais il ne touche plus assez de monde. Nous devons développer le couple personne/médecin référent pour que chacun dispose de son petit Jiminy Cricket de la santé personnelle.

  • #823

    A l’occasion du débat concernant la stratégie et les têtes de liste pour les régionales, je rajoute une couche aux propositions essentielles formulées par Magalie. Les Lycées et la Formation Professionnelle sont de compétence régionale. Alors il devrait être possible d’y faire quelque chose en faveur de la prévention santé en y intégrant la microbiodiversité d’une part, et la toxicité de l’alimentation d’autre part. Ce serait aussi un support pour faire émerger un véritable écosystème régional point de rencontre des questions agricoles, industrielles, sanitaires et éducatives.

  • #825

    Magalie
    Membre

    tout à fait d’accord avec François!

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